Concordia ouvrira un Centre de ressources aux survivant(e)s d’agression sexuelle

fight-sexual-assault-frEn réponse à une campagne conçue et dirigée par le Centre de lutte contre l’oppression des genres, l’Université Concordia a annoncé qu’elle établira un Centre de ressources aux survivant(e)s d’agression sexuelle.

Vu que 1 parmi 4 étudiant(e)s seront agressé(e)s sexuellement au cours de leur éducation postsecondaire, c’est un service qui est nécessaire.

« Ceci est une victoire pour l’ensemble de la communauté de Concordia et contribuera à un mouvement multi-campus antiviolence qui oppose la culture du viol, » a dit Bianca Mugyenyi, Coordonnatrice des campagnes et programmes au Centre de lutte contre l’oppression des genres. « Nous saluons l’université. Ceci est un pas en avant et nous espérons que ce service intégrant sera accessible aux personnes de tous genres et expériences. »

Depuis le printemps 2011, le Centre de lutte contre l’oppression des genres, ses bénévoles et étudiant(e)s ont fait appel pour la création d’un centre d’aide aux survivant(e)s d’agression sexuelle. La campagne a recueillit plus de mille signatures sur une pétition, des appuis du Concordia Student Union (syndicat des étudiant(e)s du premier cycle) et du Graduate Students Association (l’association des étudiant(e)s des cycles supérieurs). La campagne fut également rendu visible par l’entremise d’affiches, d’autocollants et de banderoles portant attention au besoin pour ce type de service. En plus d’éducation populaire, la campagne a organisé une marche « À nous la nuit ! » (anciennement connu sous le nom « La rue, la nuit, femmes sans peur ») et a organisé un forum public où des membres de la communauté de Concordia ont partagé leurs expériences personnelles d’abus et d’agression sexuelle.

« Nous espérons que le centre offrira aux étudiants et étudiantes des opportunités de bénévolat pour offrir du soutien au survivants et survivantes et pour éduquer leurs pairs à propos de l’importance du consentement. Particulièrement en matière de questions sociales, il n’y a pas de meilleure façon d’apprendre que par l’éducation par les pairs. » a dit Julie Michaud, Coordonnatrice d’administration avec le Centre de lutte contre l’oppression des genres.

Un(e) travailleur(euse) sociale sera embauché pour offrir des services d’aide psychologique et pour coordonner les activités avec les étudiant(e)s bénévoles qui offrirons des services de soutien entre pairs, de la sensibilisation dans la communauté et des initiatives éducatives. Le centre offrira des services gratuits et confidentiels aux étudiant(e)s, membres du personnel et aux professeur(e)s.

« Nous espérons que le Centre de ressources aux survivants et survivantes d’agression sexuelle aidera à mettre au clair le fait qu’il est inacceptable de s’attendre que la responsabilité d’empêcher les agressions sexuelles tombe sur les épaules des survivants et survivantes » explique Julie Michaud.

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