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Communiqué de presse : Des membres de la communauté étudiante et des personnes survivantes à travers le Québec réclament la tenue de collaborations bonifiées en matière de lutte contre les violences sexuelles

""Montréal, Trois-Rivières, Chicoutimi, et Rimouski, le 6 avril 2017

La lettre ouverte est disponible ici.

Aujourd’hui, onze organisations étudiantes et groupes de soutien aux survivantes ont publié une déclaration prônant une approche gouvernementale plus centrée sur les besoins des personnes survivantes en matière de réponses aux violences sexuelles. De ces groupes, certains ont participé aux consultations sur les violences sexuelles chapeautées par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, tandis que d’autres en ont été exclus, mais c’est d’une même voix qu’ils ont choisi d’exprimer leurs critiques envers le processus ainsi que leurs recommandations sur la marche à suivre dans l’élaboration d’un projet de loi pour s’attaquer efficacement à la problématique.

Ils ont reconnus la bonne foi de nombreux participants et participantes, mais ont toutefois tenu à relever plusieurs domaines dans lesquels des améliorations devraient être amenées. En effet, en dépit des suggestions concrètes proposées à l’avance pour éviter ces problématiques, peu d’aide était mise à la disposition des personnes survivantes pour favoriser leur participation, et l’absence de traduction simultanée a rendu les séances inaccessibles à beaucoup, surtout aux membres des universités anglophones.

Lana Galbraith, coordinatrice au développement durable au Syndicat des étudiantes et étudiants de Concordia (CSU), remarque : « Nous n’avons reçu une invitation qu’à la toute dernière minute, et nous avons alors eu droit qu’à une seule place. Comment ces consultations peuvent-elle prétendre confronter une problématique aussi complexe que les violence sexuelles sur les campus si les personnes les plus concernées, les personnes survivantes et la communauté étudiante, ne sont pas invitées? »

En outre, les signataires craignent que le gouvernent ne se soit trop appuyé sur la haute direction des institutions d’enseignement supérieur pour mener des consultations à l’interne et recommander des participants et participantes aux séances de consultation du ministère. Il en a résulté une sous-représentation importante durant tout le processus consultatif de certains groupes; des jeunes, des personnes survivantes, des personnes racisées et des personnes autochtones.

“Considérant que la communauté étudiantes de Concordia, surtout les survivants et survivantes, sont dans une meilleure position pour faire des recommandations sur la façon de prévenir et de répondre aux violences sexuelles sur les campus, aussi bien au niveau des universités que de la création d’une législation, nous avons collaboré avec le CSU afin d’organiser notre propre consultation sur le campus. Nous étions déçues de ne pas avoir vu les même efforts de la part de l’administration de l’université,” dis Stacey Gomez, Coordinatrice aux actions pour le Centre contre l’oppression des genres.

Les groupes appellent collectivement à une réelle consultation continue durant l’élaboration d’un projet de loi, et à l’incorporation à ce projet de loi de l’obligation de politiques sur les violences sexuelles, des mécanismes de responsabilité des établissement, et une assurance que les ressources seront distribuées de façon équitable, d’une manière qui privilégie particulièrement les groupes communautaires existants et les institutions d’éducation supérieure régionales

“Quand il s’agit de la problématique complexe des violences sexuelles, nous devons apprendre et travailler ensemble non seulement à nous perfectionner, mais aussi à nous tenir redevable à un plus haut standard. Plus que tout, nous ne devons jamais oublier de mettre au coeur de nos préoccupations les besoins et les expériences des survivant.es,” affirme Kristen Perry, porte-parole anglophone pour l’Association pour une Voix Étudiante au Québec.

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Contact médias:
Isaac Stethem
Conseiller à l’exécutif de l’AVEQ
1-888-994-9177 poste 1
cons.exec@aveq-nous.ca

Photos du flashmob et souper du 14 fév. pour honorer les femmes disparues et assassinées

Cette Saint-Valentin les Montréalais.es on honoré les vies et les mémoires des femmes et personnes bispirituelles perdues à la violence genrée et racisée avec un flashmob et souper communautaire. L’évènement a commémoré les victimes de tous les milieux avec une emphase sur les femmes autochtones qui sont les cibles de cette violence systémique de manière disproportionnée.

Conférencières et artistes :
• Odaya
• Buffalo Hat Singers
• Travelling Spirit
• Viviane Michel, Femmes autochtones du Québec (animatrice)
• Chelsea Obo, Missing Justice (animatrice)
• Jean Stevenson (prières d’ouverture et de clôture)
• Nakuset, Refuge pour femmes autochtones de Montréal
• Nguyễn Nam Chi, Missing Justice
• Agnes Calgo, PINAY
• Marie-Josée Tremblay
• Coline Bellefleur, Association canadienne d’avocats musulmans

Un gros merci à Ion Etxebarria pour avoir pris ces merveilleuses photos !

Fermeture durant les fêtes

Photo d'un petit chien portant un manteau rouge avec le texte «Joyeuses fêtes ! Le Centre de lutte contre l'oppression des genres sera fermé du 22 décembre au 8 janvier.»

Joyeuses fêtes ! Le Centre de lutte contre l’oppression des genres
sera fermé du 22 décembre au 8 janvier.

Offre d’emploi: Coordonnatrice/teur administrative/if

logoÉquité à l’emploi
Les personnes avec des limitations diverses, les femmes, les membres des Premières Nations et les membres de groupes racisés et d’autres communautés historiquement marginalisées sont encouragés à postuler. À compétence égale, un candidat d’une de ces communautés sera privilégié selon notre politique d’équité à l’emploi. Veuillez indiquer dans votre lettre de présentation si vous voulez être identifié pour notre politique d’équité à l’emploi.

Les informations d’accessibilité du lieu :
La Coordonnatrice administrative travaillera à l’emplacement situé au 2110 Mackay (il y a un second bureau au 1500 Maisonneuve ouest, local 404). Le bureau du 2110 Mackay est au rez-de-chaussée. À l’entrée, il y a une rampe adéquate pour les chaises roulantes ou des aides à la mobilité, par contre, la porte n’est pas automatisée. Veuillez sonner la sonnette situé à droite de la porte pour que quelqu’un vienne vous l’ouvrir. La largeur de la porte d’entrée est de 31 po / 78 cm et c’est la plus étroite des lieux. Une fois rendu à l’intérieur, l’endroit est accessible pour les chaises roulantes.

À propos du Centre de lutte contre l’oppression des genres :
Le Centre de lutte contre l’oppression des genres (le Centre) est un organisme indépendant, financé par les étudiantes et les étudiants de l’Université Concordia, dont le mandat est de promouvoir l’égalité entre les genres et l’autonomisation, particulièrement au sein des communautés marginalisées. Ce mandat est réalisé par la conception de programmes, l’élaboration de campagnes, la création de ressources, la prestation de services, la promotion et la défense des droits, et un engagement à l’accessibilité.

Le Centre est un environnement de travail collaboratif où chaque travailleuse permanente s’implique dans les projets courants, ainsi il est entendu que la personne qui sera retenue s’impliquera pour aider à couvrir tous les aspects du mandat du Centre.

Les fonctions principales du poste :
•Assurer un fonctionnement harmonieux de l’administration de l’organisme
•Organiser les réunions du conseil d’administration (CA) et des comités du CA et produire la documentation nécessaire.
•S’assurer que les membres du CA sont à jour concernant l’état des finances de l’organisme et faciliter leur compréhension des enjeux financiers, s’assurer d’une fiscalité transparente et de l’imputabilité du Centre.
•Coordonner le comité finance. Travailler sur la planification financière et l’élaboration du budget annuel en collaboration avec le comité finance et les autres comités.
•Travailler en étroite collaboration avec la comptable, gérer les budgets, payer les comptes, gérer la paie.
•Assister les coordonnatrices dans la gestion et le suivi de leurs budgets.
•Assurer la liaison avec les services administratifs de Concordia.
•S’occuper des interactions avec le propriétaire concernant l’espace loué et le bail.
•Développer, maintenir et mettre à jour les politiques de l’organisme.
•Superviser la bibliothèque du Centre (s’occuper, entre autres, de l’entretien et de l’expansion de la collection de livres, développer des systèmes si nécessaire).
•Coordonner les réservations des lieux et de l’équipement disponible.
•S’occuper des banques de données concernant le personnel, les bénévoles, les organismes partenaires et les ressources existantes.
•Travailler pour l’organisation administrative de l’archivage, du classement des ressources informatiques et des systèmes de communication.
•Travailler de concert avec le personnel pour garder les lieux propres, organisés et accueillants.

Les compétences requises :
•D’excellentes aptitudes organisationnelles, une bonne gestion du temps, de bonnes capacités relationnelles.
•Une expérience avérée dans la gestion d’organismes sans but lucratif.
•Une grande expérience en gestion de budget et en planification financière.
•Être bilingue en anglais et en français autant à l’oral qu’à l’écrit.
•Avoir des capacités à travailler dans un milieu ouvert où il y a beaucoup de va-et-vient.
•Être orienté vers l’action et les solutions
•Adhérer aux valeurs de justice sociale, surtout celles concernant la diversité de genre et l’intersectionnalité.

Les atouts recherchés :
•Une connaissance adéquate de l’environnement de l’université Concordia, ses institutions et les organismes qui y sont rattachés.
•Une expérience en écoute active et dans les services de première ligne.
•Une expérience dans la création et le développement de politiques diverses.

Le salaire offert :
•Le salaire est de 19,48 $/hre, 35 heures / semaine. Il y a 4 semaines de vacances payées et les avantages sociaux suite à la période de probation de 3 mois.

Date limite pour postuler :
Veuillez envoyer votre lettre de présentation et votre CV d’ici le 14 novembre, 17h00 à hiring@genderadvocacy.org avec la mention «Coordonnatrice/teur administrative/if» dans l’objet. Votre lettre de présentation peut être adressée au Comité de sélection.

Date prévue de début de travail : 5 décembre

La Charte des valeurs québécoises mènera à une plus grande inégalité entre les genres

logoLe Centre de lutte contre l’oppression des genres, un organisme indépendant financé par les étudiants et étudiantes de l’Université de Concordia, a pour mandat de lutter contre l’oppression de genres à travers des campagnes qui dénoncent la violence genrée, sexuelle et raciale et fait la promotion des droits des trans*, des droits des femmes autochtones et l’accès aux services publics incluant l’avortement et la transition de genre. Notre équipe et les membres de notre conseil d’administration s’opposent unanimement à la Charte des valeurs québécoises qui a été proposée récemment.

Depuis ses débuts comme centre de femmes dans les années 80, notre organisation a été fortement engagé dans l’activisme et la culture féministe. Nous aurions donc soutenu toute charte valorisant réellement les droits des femmes et la justice sociale. Malheureusement, la Charte proposée ne fait pas la promotion des droits des femmes et n’est pas féministe – bien au contraire.

Une Charte des valeurs québécoises qui viserait réellement l’égalité particulièrement pour les femmes des «communautés culturelles», s’attaquerait directement aux racines des inégalités persistantes. Elle donnerait la priorité aux actions en vue d’assurer l’équité salariale, qui n’est toujours pas atteinte. Elle mandaterait le gouvernement de garantir l’accès aux soins de santé pour les réfugiés et pour les femmes des communautés culturelles, et veillerait à faciliter l’accès aux services sociaux et communautaires nécessaires pour répondre aux besoins de toutes les femmes.

Une telle charte inclurait également des mesures pour mettre fin à la violence contre les femmes en faisant la promotion des programmes de consentement et en enseignant aux personnes sexuellement actives que «non veut dire non» et «oui veut dire oui». Elle inclurait également des cours d’éducation holistique à la sexualité comme cours obligatoires dans le programme scolaire. Une telle charte s’attaquerait ainsi à deux facteurs soutenant l’inégalité entre les sexes : la violence sexuelle et l’accès aux services de santé. Plus important, une charte respectueuse incorporerait les «valeurs» qui réclament une attention urgente à la problématique des femmes autochtones assassinées et disparues et une enquête policière adéquate sur ces cas. Ces actions feraient réellement la promotion des droits des femmes.

À l’inverse, la Charte proposée empêchera des milliers de femmes musulmanes d’accéder et de maintenir des emplois bien rémunérés, stables, avec des conditions de travail idéales concernant la maternité et la conciliation travail-famille. Cette Charte ne fera qu’entrainer une plus grande inégalité; elle causera plus de torts aux femmes qu’autre chose.

Refuser l’accès ou forcer les femmes à quitter leurs emplois à cause du fait qu’elles portent des signes religieux «ostentatoires», ce serait enlever un type de modèle que les femmes peuvent représenter pour leurs enfants, ce serait faire vivre d’importantes difficultés financières aux familles. Plus encore, ce serait rendre les femmes dépendantes économiquement de leurs maris/partenaires, de quoi renforcer l’isolement de celles qui vivent déjà dans des situations d’abus. Ces exclusions pourraient cantonner les femmes dans des emplois précaires, à salaire minimum, sans pension de retraite convenable et aucune opportunité d’avancement dans leurs carrières ou d’amélioration de leur statut économique. Et, les enfants de ces mères qui devront travailler deux fois plus pour obtenir autant ou la moitié de ce qu’elles gagnaient auparavant, payeront également le prix. Ces derniers perdront potentiellement un logement décent, une alimentation saine et variée, des activités extra scolaires, et l’accès à plusieurs autres déterminants de leur développement. La marginalisation sociale et économique n’est pas féministe, et certainement pas la voie pour l’atteinte de l’égalité !

Nous nous opposons fermement aux présentes propositions de la Charte des valeurs québécoises. Elle ne mène pas à l’égalité entre les genres et n’est pas une voie vers la justice sociale. Nous encourageons les féministes et les activistes alliés au Québec à s’exprimer et à dénoncer cet abus du féminisme.

L’équipe de travail et les membres du Conseil d’administration du Centre de lutte contre l’oppression des genres

Opportunité d’emploi à temps partiel : Coordonnatrice(eur) adjointe

Centre de lutte contre l'oppression des genresTâches : Aider la Coordonnatrice des campagnes et programmes du Centre de lutte contre l’oppression des genres avec la planification d’événements, les campagnes de sensibilisation, et l’éducation populaire pour différentes campagnes du Centre.

Compétences requises : compétences générales en informatique, sensibilisation du public, connaissance du mandat du Centre de lutte contre l’oppression des genres, connaissance de quelques événement qui ont lieu au Centre, et des campagnes et services offert par le Centre.

Bénéfices pour l’étudiant(e) : La Coordonnatrice des campagnes et programmes supervisera l’étudiant(e). La supervision se fera au cours de la durée du contrat aux réunions hebdomadaires où l’étudiant(e) fournira un aperçu du travail qui a été complété et qui reste à être complété, et où l’étudiant(e) pourra demander de l’aide. La formation sera fourni selon le besoin pour assurer qu’elle/il soit au courant de leurs tâches et responsabilités et afin d’encourager la communication avec la superviseure. L’étudiant(e) participera également à des réunions régulières avec d’autres membres du personnel et avec des bénévoles ce qui lui donnera une opportunité de s’engager dans la résolution de problèmes et la prise de décisions dans le cadre de leur tâches. Durant leur contrat, la/le Coordonnatrice(eur) adjointe aura l’opportunité de faire l’expérience de travail dans un milieu collaboratif dans un organisme à but non-lucratif dédié à la justice sociale. Une participation dans les événements du Centre, la création de ressources, et le processus de prise de décisions fournira à l’étudiant(e) une expérience de valeur pour tout emploi futur dans un milieu communautaire ou avec d’autres organismes progressistes. L’étudiant(e) travaillera avec un petit personnel diversifié qui pourra fournir un aperçu de ce que c’est travailler pour un organisme à but non-lucratif. Le Centre de lutte contre l’oppression des genres s’engage à fournir un environnement juste, équitable et sécuritaire pour tous ses employé(e)s.

Date de début : 3 septembre, 2013
Date de fin : 29 novembre 2013
Heures par semaine : 12 (horaire flexible)
Salaire par heure : 12 $

Qui peut postuler ?
Les candidat(e)s doivent être étudiant(e)s internationales à Concordia avec une autorisation valide « travail-étude » et doivent payer des frais de scolarité différentiels.

Pour postuler :
Veuillez envoyer votre CV et lettre de présentation expliquant pourquoi vous vous intéressez à travailler avec le Centre de lutte contre l’oppression des genres à info[à]genderadvocacy.org par lundi, le 19 août à 12h.

Les personnes trans* ont besoin de votre aide!

gofundme_trans1. Au Québec, une personne trans*1 doit publier son changement de nom ainsi que son adresse dans les journaux

2. Les changements de mentions de sexe sont publiés dans la gazette officielle du Québec

3. Pour obtenir un changement de mention de sexe (M ou F), une personne doit obligatoirement subir une hystérectomie complète ou une vaginoplastie

4. Les jeunes trans* sont forcés de vivre leur secondaire avec un identifiant qui n’est pas le leur, les exposants à de l’intimidation, de la discrimination et au suicide

5. Les personnes trans immigrantes qui veulent s’établir au Québec se voient refuser le changement de mention de sexe jusqu’à ce qu’ils et elles obtiennent leur citoyenneté canadienne

Nous voulons changer cette situation et avons besoin de votre aide! Votre don financera en partie la contestation judiciaire et la plainte devant la commission des droits de la personne.

Il est important de savoir que cette discrimination structurelle est effectuée par un gouvernement qui finance et fait la promotion d’une clinique du genre qui utilise des protocoles proches des “thérapies de conversion” offertes par des groupes radicaux.

Bien que l’avocat qui soutient notre cause offre ses services pro bono, nous aurons à couvrir l’ensemble des frais administratifs liés au dossier.

Une portion des dons ira aussi à couvrir les frais des trois personnes qui ont généreusement offert de partager leur expérience et leur vie afin de préparer la plainte devant la commission des droits de la personne. Ces personnes font preuve d’un grand courage et nous voulons éviter qu’elles doivent défrayer des frais pour cette cause.

Chaque don est important et apprécié, peu importe le montant! Avec votre aide, nous bâtissons un monde ou les personnes trans* pourront vivre leur identité de genre sans peur et humiliation.

En somme, vous contribuez à changer des vies directement!

1Le terme trans* écrit avec un astérisque permet une compréhension large des enjeux et réalités trans*. Il ne se restreint pas à la définition simpliste de transsexuelle et transgenre, mais inclue toute personne donc l’identité de genre ne correspond pas à celle assignée à la naissance.

Concordia ouvrira un Centre de ressources aux survivant(e)s d’agression sexuelle

fight-sexual-assault-frEn réponse à une campagne conçue et dirigée par le Centre de lutte contre l’oppression des genres, l’Université Concordia a annoncé qu’elle établira un Centre de ressources aux survivant(e)s d’agression sexuelle.

Vu que 1 parmi 4 étudiant(e)s seront agressé(e)s sexuellement au cours de leur éducation postsecondaire, c’est un service qui est nécessaire.

« Ceci est une victoire pour l’ensemble de la communauté de Concordia et contribuera à un mouvement multi-campus antiviolence qui oppose la culture du viol, » a dit Bianca Mugyenyi, Coordonnatrice des campagnes et programmes au Centre de lutte contre l’oppression des genres. « Nous saluons l’université. Ceci est un pas en avant et nous espérons que ce service intégrant sera accessible aux personnes de tous genres et expériences. »

Depuis le printemps 2011, le Centre de lutte contre l’oppression des genres, ses bénévoles et étudiant(e)s ont fait appel pour la création d’un centre d’aide aux survivant(e)s d’agression sexuelle. La campagne a recueillit plus de mille signatures sur une pétition, des appuis du Concordia Student Union (syndicat des étudiant(e)s du premier cycle) et du Graduate Students Association (l’association des étudiant(e)s des cycles supérieurs). La campagne fut également rendu visible par l’entremise d’affiches, d’autocollants et de banderoles portant attention au besoin pour ce type de service. En plus d’éducation populaire, la campagne a organisé une marche « À nous la nuit ! » (anciennement connu sous le nom « La rue, la nuit, femmes sans peur ») et a organisé un forum public où des membres de la communauté de Concordia ont partagé leurs expériences personnelles d’abus et d’agression sexuelle.

« Nous espérons que le centre offrira aux étudiants et étudiantes des opportunités de bénévolat pour offrir du soutien au survivants et survivantes et pour éduquer leurs pairs à propos de l’importance du consentement. Particulièrement en matière de questions sociales, il n’y a pas de meilleure façon d’apprendre que par l’éducation par les pairs. » a dit Julie Michaud, Coordonnatrice d’administration avec le Centre de lutte contre l’oppression des genres.

Un(e) travailleur(euse) sociale sera embauché pour offrir des services d’aide psychologique et pour coordonner les activités avec les étudiant(e)s bénévoles qui offrirons des services de soutien entre pairs, de la sensibilisation dans la communauté et des initiatives éducatives. Le centre offrira des services gratuits et confidentiels aux étudiant(e)s, membres du personnel et aux professeur(e)s.

« Nous espérons que le Centre de ressources aux survivants et survivantes d’agression sexuelle aidera à mettre au clair le fait qu’il est inacceptable de s’attendre que la responsabilité d’empêcher les agressions sexuelles tombe sur les épaules des survivants et survivantes » explique Julie Michaud.

Déclaration de solidarité avec les peuples autochtones – Semaine contre l’apartheid israélien (Montréal)

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Nous sommes rassemblé-e-s ce soir pour exprimer notre opposition au colonialisme et à l’apartheid et pour réaffirmer notre solidarité avec les luttes que mènent les peuples autochtones pour leur dignité et leur autodétermination.

En tant qu’organisateurs et organisatrices de la Semaine contre l’apartheid israélien, nous croyons qu’il n’est pas possible de discuter de l’apartheid israélien de façon significative sans d’abord tenir compte des réalités de l’apartheid ici même au Canada.

Bien que ces aspects de notre histoire restent cachés, le système de «réserves indiennes » et l’attitude institutionnelle envers les peuples autochtones au Canada ont été étudiés de très près par les architectes de l’apartheid sud-africain.

Récemment, des membres du gouvernement conservateur d’Harper ont affirmé que « les valeurs canadiennes sont les valeurs israéliennes », et c’est vrai : la dépossession du peuple et le vol des terres de Palestine, ainsi que la création de prisons à ciel ouvert et de bantoustans palestiniens, imitent les politiques instaurées au Canada depuis fort longtemps.

Le Canada a été fondé sur le vol des terres, le génocide et le déplacement forcé des peuples autochtones. Fondamentalement, aujourd’hui comme hier, les traitements réservés aux peuples autochtones par l’État canadien peuvent être décrits comme un système d’apartheid : de l’imposition de la Loi sur les Indiens, des conseils de bande et du système de réserves aux rapts d’enfants et aux infâmes pensionnats; du pillage soutenu des territoires et des ressources par les gouvernements et les sociétés privées à l’appropriation des traditions et de la culture autochtones par la société dominante.

Malgré 500 ans de colonialisme, les communautés autochtones résistent et survivent toujours. Leurs luttes, multiples et diverses, doivent être activement soutenues, particulièrement dans les cas de répression d’État et de criminalisation. Pour ceux et celles parmi nous qui sont non-autochtones, nous avons un rôle à jouer au sein de nos propres communautés pour faire évoluer le processus de décolonisation au Canada.

Si vous partagez notre opposition à l’apartheid israélien, nous vous encourageons à vous opposer également au système d’apartheid qui persiste ici même au Canada. Soutenons la résistance des Palestiniens, ainsi que les luttes pour la survie des peuples autochtones du Canada. De la Palestine à l’Île de la Tortue : Pas de justice sur des terres volées!

— Les organisateurs et organisatrices de la Semaine contre l’apartheid israélien à Montréal

Pour un campus plus sûr: Une séance de formation sur les agressions sexuelles à Concordia

fde84cad047cbba6534afddb9a3bb7e7720dd35cSelon le Sexual Assault Centre de l’Université de Victoria, une femme sur quatre subit une forme ou une autre de violence ou de coercition sexuelle lors de son passage au collège ou à l’université. Comment nos institutions d’éducation supérieure sont-elles préparées à répondre à cette forme de violence, et comment pourrions-nous améliorer la situation ? Lors de cette séance de formation, nous examinerons les politiques et services existants à Concordia et à McGill et nous discuterons des moyens par lesquels les étudiantEs, les corps professoraux et les membres du personnel peuvent contribuer à faire de l’université (n’importe quelle université) un espace plus sûr pour tout le monde.

Où ? 1500 de Maisonneuve ouest, suite 404
Quand ? Le mardi 31 mai, de 18 h à 20 h

Cet espace est accessible aux fauteuils roulants ; des services de garde et d’écoute active seront disponibles (veuillez en faire la demande au moins 48 heures à l’avance).